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Un art martial
Un cours type Les écoles Un art martial ![]() Ai-ki-do: Ai signifie union, amour, harmonie, Ki énergie, souffle, et Do la voie. Aikido: voie de l'harmonie des énergies. Voilà qui semble bien ésotérique pour qui se demande en quoi consiste cet art martial... Un art martial, un budo, est une voie qui doit mener à la paix. Il ne s'agit pas seulement d'exercices physiques et de techniques de combat: un art martial demande au pratiquant un investissement qui n'engage pas que son corps. L'aikidoka recherche le perfectionnement, y compris de son esprit et de son mental. Il se doit ainsi de pratiquer avec tous les membres de son dojo (le lieu de la pratique) sans distinction d'âge, de sexe, de gabarit, de grade ou d'affinités. La plupart des écoles d'Aikido se distinguent aussi de beaucoup d'arts martiaux en ce qu'on n'y trouve pas de compétition. O Sensei, le fondateur, n'a pas voulu que l'Aikido risque de devenir un sport agressif où seule la victoire sur l'adversaire compte et où l'enseignement est tourné vers l'obtention de résultats. L'Aikido est par ailleurs un art martial d'auto-défense, dans lequel les aikidokas pratiquent avec un partenaire et non pas un adversaire: cette seule distinction permet de comprendre que la compétition n'existe pas. Il ne s'agit pas de combattre contre, mais de pratiquer avec.
Un cours type Un cours commence par les saluts (voir ici), puis l'échauffement. Une technique est expliquée par l'enseignant, puis les pratiquants la reproduisent deux par deux. Celui qui attaque est appelé uke, celui qui se défend tori (aussi appelé shite ou nage). Ils se relaient pour effectuer la technique demandée, pendant que le sensei (le professeur) corrige les pratiquants. Plusieurs techniques sont en général étudiées à chaque cours, mais il faut les pratiquer des années avant de bien les maîtriser. Les techniques se pratiquent debout, en tachi waza: ![]() A genoux, en suwari waza: ![]() Ou bien l'attaquant est debout et celui qui va appliquer la technique est à genoux, en hammi hantachi waza: ![]() Le travail à mains nues se fait à partir d'attaques, que ce soient des saisies, des attaques de l'arrière ou des frappes. Ces attaques sont des bases de travail et peuvent varier. Trois armes peuvent aussi être utilisées: de haut en bas, un jo, un bâton de marche d'environ 1m30, un bokken, sabre de bois qui représente un véritable katana (le sabre japonais) mais qui a aussi été utilisé comme arme lors de combats, et un tanto qui est un poignard. ![]() Pour des démonstrations et pour de très haut gradés, des armes en métal peuvent être utilisées, comme ce katana. ![]() Un pratiquant doit apprendre à les utiliser et à s'en défendre. Beaucoup de techniques à mains nues d'Aikido dérivent de techniques au sabre ou à la lance, et la pratique des armes permet à l'aikidoka de retrouver cette filiation et de mieux comprendre la technique qu'il a apprise.
Les écoles Comme beaucoup d'arts martiaux, l'Aikido n'est pas un art uniforme à travers le temps et l'espace. O Sensei, le fondateur, a évolué dans sa pratique, et ses successeurs n'ont pas tous suivi le même chemin. Ils ont choisi d'insister sur des points différents de la pratique, et leur propre parcours martial a aussi eu une influence sur leur enseignement. Voici un bref topo des courants les plus connus. Aikikai Cette école, la plus répandue dans le monde, est en fait le prolongement de l'Aikido de O Sensei par son fils, Kisshomaru Ueshiba, qui a cherché à populariser cet art. Ce style tient son nom du dojo de Tokyo où était enseigné l'Aikido. L'Aikibudo C'est le premier nom de l'Aikido, et le style que pratiquait O Sensei avant la Seconde Guerre Mondiale, et qu'adopta la police japonaise en 1940. Il est considéré comme plus dur que l'Aikido Aikikai. Tomiki Ryu Aikido ou Shodokan Aikido Kenji Tomiki, le fondateur, a voulu faire pour l'Aikido ce que Kano Sensei a fait pour le Judo, c'est-à-dire le codifier et l'introduire dans les écoles japonaises. Contrairement aux autres écoles, ce style utilise la compétition afin de mettre les techniques à l'épreuve du combat. O Sensei lui-même a toujours refusé la compétition, car pour lui la vraie victoire est sur soi, et l'agressivité n'a pas lieu d'être sur un tatami. On y trouve aussi des kata, des combats stylisés que l'on apprend et répète comme un pianiste fait ses gammes. L'Aikido Iwama Ryu Il s'agit d'un style qui se veut plus proche de celui du fondateur, car Saito Sensei a pendant longtemps été l'un de ses élèves. Il insiste plus sur la pratique des armes que d'autres styles, et l'on peut y trouver des techniques plus variées. O Sensei avait établi en 1942 un dojo à Iwama, où il a développé l'Aikido. Saito Sensei y continue aujourd'hui l'enseignement du maître. Yoseikan Ce style mêle des influences venues du Judo, du Karaté, du Jujitsu. On y trouve des techniques au sol, des kata, des techniques de pieds, des sacrifices (celui qui applique la technique va au sol avec l'attaquant pour avoir plus d'efficacité). Shin-shin Toitsu Aikido Cette école, appelée The Ki Society aux Etats-Unis où elle est fortement implantée, laisse de côté les applications martiales de l'Aikido, et se concentre sur l'importance du Ki (souffle, énergie, fluide vital) dans la santé. Ce style cherche à développer le Ki chez ses pratiquants et utilise les techniques principalement à cette fin. Le nom de cette école signifie "union du corps et de l'esprit". Yoshinkan Ce style réputé très dur est aujourd'hui celui de la police japonaise, et insiste sur l'efficacité des techniques. Le nom de ce style veut dire "lieu où cultiver l'esprit". Real Aikido Crée par Ljubomir Vracarevic et inspiré par l'Aikido, le Jujitsu et d'autres formes de combat. Real Aikido vise l'efficacité, la flexibilité pour une approche réaliste de l'auto-défense.
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